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13_HTArtisanat. La Fédération des bouchers et bouchers charcutiers traiteurs de la Dordogne a tenu son assemblée générale lundi 22 novembre à l’Espace formation des métiers à Boulazac.
Des professionnels
et une fédération dynamiques

De nombreux artisans bouchers du département avaient répondu à l’invitation de leur fédération, lundi dernier, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle qui a eu lieu à Boulazac, à l’Espace formation de la Chambre de métiers.
L’abondance des sujets figurant à l’ordre du jour démontre le dynamisne de la Fédération qui s’investit pour accompagner les bouchers traditionnels de Dordogne.
Premier dossier abordé, celui des aides accordées par le Conseil régional. Cet accompagnement a débuté en 2009 et s’achèvera l’an prochain. Il porte sur des investissements structurants tels qu’aménagement de point de vente, de vitrine, de laboratoire ou encore diversification de l’activité. Les aides sont de 20 à 30 %. L’an dernier, dans le département, 13 subventions ont été accordées dans ce cadre, pour un montant de 413 000 e, soit 46 % de l’enveloppe régionale.
La Fédération est actuellement en pourparlers avec la Cobo 16, groupement d’achat basé en à Angoulême. Il s’agirait dans un premier temps pour la fédération de Dordogne de se “greffer” à cette structure qui possède une logistique et un savoir-faire afin de bénéficier de prix intéressants dans le cadre d’achats groupés, portant dans une première phase sur les emballages (papiers, barquettes, etc…). « La Cobo 16 apporterait son expérience et son savoir-faire, nous des volumes supplémentaires », a commenté le président Gouraud. Les statuts d’une collaboration future sont à l’étude et les bouchers de Dordogne seront sollicités au cours de l’année 2011. « Ce type de coopération est économique, mais c’est aussi un état d’esprit de groupe », a précisé Didier Gouraud.

Animer les points de vente
Toujours dans le cadre du programme régional, une action de promotion est prévue en avril prochain. L’objectif est d’augmenter la fréquentation des magasins, en attirant une clientèle nouvelle, notamment celle des 30-40 ans qui font leurs achats majoritairement dans les grandes surfaces. Les 7, 8 et 9 avril, les bouchers seront invités à mettre en avant leurs métiers et leurs pratiques par le biais d’animations, de dégustations, de démonstrations, de visites de laboratoire… L’action sera relayée dans la presse écrite, parlée et sur internet. Un concours récompensera les professionnels qui se seront faits les meilleurs ambassadeurs de leur profession. « Nous recherchons des financements pour que cela ne coûte rien aux bouchers », a rassuré M. Gouraud.

La concurrence en question
La présentation de Saveurs du Périgord (lire ci-dessous) par Yannick Frances, élu de la Chambre d’agriculture, et Laurent Magot, responsable du pôle tourisme et promotion, a donné lieu à des échanges entre les deux représentants du monde agricole et les bouchers présents. Ces derniers s’inquiètent de la concurrence de la vente directe et des boutiques de producteurs. De même, les bouchers ont fait part à la représentante des Services vétérinaires des différences de traitement en matière de respect des règles sanitaires entre eux, dans leurs magasins et laboratoires, et des producteurs en vente directe sur certains marchés.

Le métier attire de nouveau
Actuellement, l’Espace formation de la Chambre de métiers de la Dordogne forme 76 jeunes en apprentissage, avec une augmentation de 15 % des effectifs pour le CAP et 8 % pour le brevet professionnel. Cette formation fait donc le plein, alors qu’il y a cinq ans, la filière rencontrait des difficultés de recrutement avec de nombreuses offres d’apprentissage non satisfaites.
Une embellie qu’explique Jean-Charles Marchand, directeur de l’EFM, par le « gros travail mené sur l’image de la profession » par la Fédération et ses partenaires auprès des jeunes, notamment dans les collèges. Sans compter que le métier recrute, un argument auquel les jeunes et leurs familles sont sensibles en cette période de fort taux de chômage chez les 20-25 ans.

Nadine Berbessou

 

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Thiviers. Douze stagiaires travaillent à la reconstruction, selon les techniques du bâti ancien, d’une petite maison, sur la zone d’activité de Labaurie.

Insertion, formation et patrimoine

Une borderie, en parler thibérien, c’est une petite maison, implantée dans les vignes, qui servait au repos des journaliers. Il se dit qu’après la disparition des vignobles du secteur suite au phylloxera, ces petites constructions ont abrité bon nombre d’amoureux. Toujours est-il qu’une de ces borderies est en train de revivre sur la zone d’activité économique de Labaurie, en bordure de la nationale 21, à quelques kilomètres de Thiviers.

Cette reconstruction est en fait un chantier d’insertion original regroupant 12 stagiaires qui vont, cinq mois durant, se former aux techniques du bâti ancien.

Le bâtiment en question, une charmante maisonnette à lucarne et à toit à quatre pans, se situait sur un terrain communal où elle gênait. Sous l’impulsion, entre autres, de Georges Brouillac, 1er adjoint de Nanthiat, élu de la Communauté de communes du Pays Thibérien, il a été décidé de la démonter pierre par pierre et de la stocker, avec l’objectif de mettre en place un chantier école plus tard.

La communauté de communes a repris le dossier l’an dernier, a fait réaliser une étude avant de décider de sa reconstruction sur la zone d’activité où elle apportera une touche esthétique. Le Conseil régional et l’Afpa, association de formation professionnelle pour adultes, ont fait part de leur intérêt pour le projet et le soutiennent. C’est ainsi que depuis fin juin, un groupe de douze stagiaires reconstruit à l’identique la borderie, encadré par Olivier Rougerie, formateur à l’Afpa de Boulazac. Du côté de Communauté de communes, les élus ont choisi de confier le chantier à Georges Brouillac qui est aussi encadrant technique à l’association d’insertion Intermaide 24.

Motivation et proximité

Les stagiaires ont été recrutés via l’Espace économie emploi, la mission locale, le pôle emploi et l’unité territoriale de Nontron. Deux réunions d’information collective ont été organisées réunissant 50 personnes. Douze ont été retenues en fonction de leur motivation et de leur capacité à travailler en équipe. Le critère de la proximité géographique a également joué, sachant que la mobilité est un problème important en milieu rural, pour des personnes en recherche d’emploi, les jeunes ou encore les allocataires du RSA, qui constituent le public visé par les chantiers d’insertion.

Métiers du bâti ancien

Pendant cinq mois, les stagiaires vont apprendre les techniques du bâti ancien, à travers plusieurs métiers. Ils ont commencé par les fondations et la construction d’une dalle. Actuellement, ils montent les murs en moellons, en respectant le plan de la construction initiale. Ils passeront ensuite à la charpente et à la toiture. Une fois la maison terminée, sera mise en œuvre la réalisation du parvis et du mur de soutènement.

L’objectif est de permettre aux stagiaires, dont certains ont déjà élaboré un projet professionnel, d’aborder plusieurs champs d’actions liés au bâti ancien, et de choisir celui ou ceux qui leur correspondent le mieux.

La formation est complétée par des apports de l’Afpa – cours, supports pédagogiques, ressources techniques – et par un stage de 70 heures en entreprises, que les stagiaires, avec le soutien de leurs encadrants, doivent trouver. Il s’agit, en plus de leur apporter des compétences, de les rendre le plus autonome possible et de favoriser l’accès ou le retour à l’emploi.

Cette formation est aussi qualifiante, puisque deux certificats de compétences seront délivrés aux stagiaires, avec possibilité de poursuivre à la fin du chantier la formation à l’Afpa ou en contrat de professionnalisation en entreprise, pour l’obtention du titre professionnel complet “maçon du bâti ancien”.

Les encadrants veillent également à l’unité du groupe. Par exemple, les repas de midi sont systématiquement pris en commun, confectionnés, alternativement, par deux restaurants, l’un de Thiviers, l’autre de Corgnac.

Voilà donc un chantier qui tisse des liens entre les personnes, mais aussi entre le passé et l’avenir.

Nadine Berbessou

Thiviers. Douze stagiaires travaillent à la reconstruction, selon les techniques du bâti ancien, d’une petite maison, sur la zone d’activité de Labaurie.

Insertion, formation et patrimoine

Une borderie, en parler thibérien, c’est une petite maison, implantée dans les vignes, qui servait au repos des journaliers. Il se dit qu’après la disparition des vignobles du secteur suite au phylloxera, ces petites constructions ont abrité bon nombre d’amoureux. Toujours est-il qu’une de ces borderies est en train de revivre sur la zone d’activité économique de Labaurie, en bordure de la nationale 21, à quelques kilomètres de Thiviers.

Cette reconstruction est en fait un chantier d’insertion original regroupant 12 stagiaires qui vont, cinq mois durant, se former aux techniques du bâti ancien.

Le bâtiment en question, une charmante maisonnette à lucarne et à toit à quatre pans, se situait sur un terrain communal où elle gênait. Sous l’impulsion, entre autres, de Georges Brouillac, 1er adjoint de Nanthiat, élu de la Communauté de communes du Pays Thibérien, il a été décidé de la démonter pierre par pierre et de la stocker, avec l’objectif de mettre en place un chantier école plus tard.

La communauté de communes a repris le dossier l’an dernier, a fait réaliser une étude avant de décider de sa reconstruction sur la zone d’activité où elle apportera une touche esthétique. Le Conseil régional et l’Afpa, association de formation professionnelle pour adultes, ont fait part de leur intérêt pour le projet et le soutiennent. C’est ainsi que depuis fin juin, un groupe de douze stagiaires reconstruit à l’identique la borderie, encadré par Olivier Rougerie, formateur à l’Afpa de Boulazac. Du côté de Communauté de communes, les élus ont choisi de confier le chantier à Georges Brouillac qui est aussi encadrant technique à l’association d’insertion Intermaide 24.

Motivation et proximité

Les stagiaires ont été recrutés via l’Espace économie emploi, la mission locale, le pôle emploi et l’unité territoriale de Nontron. Deux réunions d’information collective ont été organisées réunissant 50 personnes. Douze ont été retenues en fonction de leur motivation et de leur capacité à travailler en équipe. Le critère de la proximité géographique a également joué, sachant que la mobilité est un problème important en milieu rural, pour des personnes en recherche d’emploi, les jeunes ou encore les allocataires du RSA, qui constituent le public visé par les chantiers d’insertion.

Métiers du bâti ancien

Pendant cinq mois, les stagiaires vont apprendre les techniques du bâti ancien, à travers plusieurs métiers. Ils ont commencé par les fondations et la construction d’une dalle. Actuellement, ils montent les murs en moellons, en respectant le plan de la construction initiale. Ils passeront ensuite à la charpente et à la toiture. Une fois la maison terminée, sera mise en œuvre la réalisation du parvis et du mur de soutènement.

L’objectif est de permettre aux stagiaires, dont certains ont déjà élaboré un projet professionnel, d’aborder plusieurs champs d’actions liés au bâti ancien, et de choisir celui ou ceux qui leur correspondent le mieux.

La formation est complétée par des apports de l’Afpa – cours, supports pédagogiques, ressources techniques – et par un stage de 70 heures en entreprises, que les stagiaires, avec le soutien de leurs encadrants, doivent trouver. Il s’agit, en plus de leur apporter des compétences, de les rendre le plus autonome possible et de favoriser l’accès ou le retour à l’emploi.

Cette formation est aussi qualifiante, puisque deux certificats de compétences seront délivrés aux stagiaires, avec possibilité de poursuivre à la fin du chantier la formation à l’Afpa ou en contrat de professionnalisation en entreprise, pour l’obtention du titre professionnel complet “maçon du bâti ancien”.

Les encadrants veillent également à l’unité du groupe. Par exemple, les repas de midi sont systématiquement pris en commun, confectionnés, alternativement, par deux restaurants, l’un de Thiviers, l’autre de Corgnac.

Voilà donc un chantier qui tisse des liens entre les personnes, mais aussi entre le passé et l’avenir.

Nadine Berbessou


Réussir le Périgord
7, rue du Jardin Public - BP 70165 - 24007 Périgueux cedex