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La Dordogne vote pour le très haut débit

Lors d’une session extraordinaire, le Conseil général a adopté un projet de plan sur six ans pour le déploiement du très haut débit.

Aménagement du territoire. La session extraordinaire du Conseil général a validé le projet du premier plan départemental de déploiement du Très haut débit, sur six ans et pour un coût de 150 millions d’euros.
La Dordogne grimpe
dans le train numérique

2067 territoireUne fois le chiffon rouge agité, rappelant que la Dordogne a refusé l’électrification des lignes ferroviaires, tout le monde cherche le consensus qui permettra de ne pas rater la prochaine révolution. En l’occurrence, le développement sur tout le territoire d’un réseau Très haut débit (THD) avec un enjeu économique majeur. Aussi, c’est à l’unanimité que les conseillers généraux, de gauche et de droite, ont voté la motion présentant un plan de déploiement du THD pour les six ans à venir d’un coût estimé à 150 millions d’euros.
Le Conseil général de la Dordogne a organisé une session extraordinaire consacrée uniquement au THD. Antoine Darodes-de-Tailly, directeur de la Mission France Très haut débit, a présenté le plan du gouvernement en la matière. Ce dernier se veut ambitieux puisqu’il s’agit de faire entrer de plain-pied la France dans l’ère numérique. Pour ce faire, l’État va engager 25 milliards d’€ afin « d’ici 2022 de remplacer tout le réseau cuivre par la fibre sur tout le territoire et d’éviter toute fracture numérique », précise Antoine Darodes-de-Tailly.
Mais si ce plan signe le retour de l’État dans de grands projets d’aménagement du territoire, la Mission entend s’appuyer sur l’existant et, surtout, sur tous les partenaires impliqués, soit les opérateurs et toutes les collectivités locales. C’est la condition sine qua non pour être éligible aux aides comprises dans le plan national.

Trois axes prioritaires
Du coup, le plan de déploiement du Conseil général, présenté par Jean-Philippe Sautonie, directeur adjoint au développement territorial, veut mêler différentes technologies afin de couvrir tout le territoire à moyen terme. Il s’établit sur six ans.
Techniquement, il s’agit d’abord de construire un réseau de collecte pour raccorder rapidement environ 300 sites prioritaires (zones d’activité, entreprises, établissements de services publics tels que collèges, hôpitaux, etc.). Ensuite, le plan prévoit ce qu’on appelle la montée en débit, c’est-à-dire amener la fibre le plus loin possible sur le réseau puis faire les derniers mètres jusque chez le particulier en cuivre. Cette technique a l’avantage d’être moins coûteuse, mais, en revanche, elle nécessite de revenir équiper plus tard en fibre les derniers mètres de cuivre. Enfin, le dernier axe technologique est la mise en place de la FttH par plaques.
Un plan sur six ans à 150 millions, ça fait 25 millions par an. Si des recettes sont envisageables, elles ne sont prévisibles qu’à moyen terme. Aussi, le plan de financement départemental s’appuie sur les subventions (État et Région) et la participation de toutes les collectivités locales impliquées, y compris le SDE (Syndicat des énergies). Le tout serait complété par un emprunt.
L’ensemble du plan repose aussi sur la création du syndicat mixte ouvert Périgord numérique, qui regroupera tous les acteurs périgourdins, en s’imbriquant dans le plan régional Aquitaine, notamment pour la future commercialisation.
Lionel Robin

 

Le Très haut débit
Le Très haut débit (THD) repose sur un réseau de fibre optique ; pour mémoire, l’ADSL haut débit utilise le réseau cuivre de la téléphonie. La fibre optique conduit la lumière et permet de transporter quantité d’informations et de données. Ainsi, avec le FttH (Fiber to the home, soit amener la fibre jusque chez le particulier), la transmission de 100 photos prend 24 secondes quand il faut au moins 4 minutes en ADSL.

 

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