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Créé : vendredi 10 décembre 2010

 

1922_-_11-HTSanitaire. La campagne de prophylaxie 2010-2011 sera marquée par la fin de l’obligation de vacciner les troupeaux contre la fièvre catarrhale ovine. Le GDSB et les services vétérinaires demandent aux éleveurs de ne pas relâcher la pression.

 
FCO :

les prochains mois
seront décisifs

Depuis le 2 novembre 2010, la vaccination contre la fièvre catarrhale ovine (FCO) est recommandée et volontaire, mais plus obligatoire comme c’était le cas ces deux dernières années.
« Chacun est donc libre de le faire ou pas. Vous pouvez vacciner vous-même ou faire appel à votre vétérinaire mais, dans tous les cas, vous devez avoir une ordonnance et, si vos animaux sont exportés, la vaccination doit être certifiée par votre vétérinaire », souligne Patrick Bardoux, responsable du Groupement de défense sanitaire du bétail.
Les éleveurs dans la salle ne se réjouissent pas vraiment. L’absence de tarif fixé pour l’acte comme pour le vaccin, et surtout le fait que les coûts ne sont plus pris en charge, aboutissent, selon eux, à des tarifs prohibitifs. D’autant qu’il faut continuer à vacciner son troupeau bovin en deux fois avec des vaccins conditionnés en 50 ou 100 doses. Le vaccin bivalent, en 10, 20 ou 50 doses, c’est pour l’année prochaine.
Cette année, un seul foyer FCO a été déclaré en France, contre 32 000 en 2008. Patrick Bardoux prévient : «  c’est sûr, on va avoir de nouveaux cas cliniques. On ne parle plus d’éradication de la maladie si la vaccination n’est plus massive, mais de protection des troupeaux. Et plus le virus va circuler, plus il faudra protéger vos animaux, en particulier les jeunes qui, n’ayant jamais été vaccinés, ne sont pas du tout immunisés. »

Bilan sanitaire
L’éleveur est de plus en plus appelé à faire les soins lui-même dans son troupeau. Pour autant, la réglementation impose des contrôles préventifs, tant chez les vétérinaires, qui doivent garder la trace des protocoles de soins établis dans les élevages, que chez les éleveurs devant être en possession de ses ordonnances, enregistrer ses interventions... 
Pour aider l’éleveur, le GDSB va envoyer dans les exploitations, courant 2011, un bilan sanitaire pré-rempli qui reprend toutes les informations zootechniques sur l’élevage. À charge à l’éleveur de l’instruire à chacune de ses interventions. « Ce bilan permet de remplir ses obligations réglementaires, mais il devrait aussi vous permettre d’optimiser la rentabilité de votre élevage », insiste Christophe Constant, du service de la santé animale à la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.
« Ce document obligatoire est une opportunité pour vous de réduire votre facture véto, mais aussi de pouvoir vous comparer avec les index nationaux et régionaux. Je m’aperçois que lorsque l’éleveur peut discuter des problèmes sanitaires en connaissance de cause, on gagne du temps », a dit de son côté Ludovic Berre, vétérinaire à Thiviers.
Nelly Fray

 

Tuberculose bovine. De nouvelles recherches sur la faune sauvage ont révélé des espèces susceptibles de développer la maladie.
Un cerf contaminé,
des blaireaux suspects

Des investigations sur le gros gibier, visant les espèces potentiellement sensibles et réceptives à la tuberculose bovine, ont révélé des suspicions sur cerfs, sangliers, blaireaux. Par contre, aucun résultat sur les 200 ragondins prélevés.
À ce jour, 76 cerfs ont été prélevés : un seul, tué à Paussac en début d’année, s’est révélé positif. Sur les 500 blaireaux prélevés, 16 suspicions sont en cours de vérification. Idem pour les sangliers avec 9 suspicions. Si les tests montrent que ces animaux sont positifs, il faudra interpréter ces résultats. « Nous devrons nous demander si c’est une trace ou quelque chose qui va renvoyer la maladie. Après nous envisagerons les mesures à prendre », estime Christophe Constant, de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.
Il n’en reste pas moins que 17 élevages ont encore été déclarés infectés par la tuberculose bovine en 2010 et 15 ont subi un abattage total. La maladie continue à faire des dégâts, même si l’on constate une détection plus précoce avec de plus en plus de découvertes lors de prophylaxies et de moins en moins à l’abattoir comme c’était le cas il y a quelques années. « Il faut dire qu’un suivi renforcé notamment dans les cheptels en lien épidémiologique avec un troupeau infecté a permis de détecter des animaux très tôt », selon Christophe Constant. Ainsi, des abattages pour faire des diagnostics sont réalisés dans les zones les plus à risque (le long d’une diagonale qui va de Nontron-Thiviers à Ribérac jusqu’en Charente).
En 2011, les suivis ciblés des cheptels à risque vont être encore renforcés avec, notamment, le recours à des outils d’information géographique pour être plus précis sur les liens parcellaires entre les cheptels.
Enfin, la Dordogne travaille avec les services vétérinaires des départements limitrophes pour harmoniser les prophylaxies.

Nelly Fray

 

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