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Auteur : Laetitia Lemaire
Publié : jeudi 5 décembre 2013
Mis à jour : lundi 24 mars 2014

Le service au bout du chemin

Ce mercredi-là, il fait froid et humide. Pas un temps à mettre le nez dehors. Mais sous le crachin de janvier, dans une petite impasse d’un hameau de Montagrier, une fois la camionnette blanche arrêtée, il ne faut que quelques minutes pour que quelqu’un s’aventure sous la pluie. Ils ont leurs habitudes les clients de l’épicerie ambulante de la Cour des miracles : ils viennent avec leurs sacs en papier kraft, récupéré de la semaine précédente, et le temps de prendre des nouvelles, Bérenger a ouvert le grand hayon latéral, qui dévoile les rayons de sa petite boutique mobile.

Sur les étagères qui tapissent le fond du camion, entièrement montées par les membres et les bénévoles de l’association, il y a maintenant deux ans, on trouve un peu de tout : des biscuits, des pâtes, de la farine, des épices, de l’huile et du vinaigre, du chocolat, du café. Sur l’avant, face aux clients, les cageots avec les fruits et légumes, des yaourts, des fromages, du miel et de la brioche. « Au début, c’était difficile de gérer les quantités, surtout pour le frais. On essaie d’éviter les pertes et comme nos ventes sont aléatoires d’une semaine à l’autre, ça arrive qu’en fin de tournée, il n’y ait plus de stock. Mais les gens sont plutôt compréhensifs », explique Bérenger Delevoye, un des deux salariés de l’association La cour des miracles, qui a monté cette épicerie ambulante.

Aidés par la Fondation de France

C’était en 2011. Cécile Gomendy, Axel Tendonnet et Bérenger Delevoye sortent du Tricycle enchanté, basé à Bourdeilles. Tous trois sont sensibles à la question de la bonne alimentation et commencent à réfléchir à un projet autour de cette thématique qui les réunit. « Nous voulions créer nos emplois et avons eu l’idée de cette épicerie ambulante, qui serait aussi un outil de sensibilisation », raconte Bérenger Delevoye. Ils toquent à toutes les portes pour obtenir des financements. Finalement, c’est la Fondation de France qui leur accordent 10 000 € pour investir et 5 500 € pour les frais de fonctionnement de départ.
Ils retapent une camionnette et commencent à prospecter début 2012. « Nous avons fait la première tournée en mars 2012 mais, auparavant, nous avions fait du porte-à-porte pour distribuer des prospectus, expliquer notre démarche de proposer des produits bio dans les secteurs ruraux. Nous voulions aussi voir ce qui existait déjà pour ne pas être sur des endroits concurrentiels. Ce que nous voulions, c’était apporter un service là où il n’y en avait pas », insiste Bérenger qui, tout comme Cécile, est employé en contrat aidé par l’association présidée par Axel.

Une présence dans les hameaux

Le service. Tout est là aussi. Pour tous les habitants des hameaux dans lesquels la camionnette de La cour des miracles vient klaxonner une fois par semaine, c’est un plus qui est le bienvenu. « Ça m’arrange bien qu’il vienne, explique une des clientes de Rénamon, sur la commune de Grand-Brassac. Avant, j’étais en meilleure forme, j’allais faire mes courses à Tocane ou à Lisle. Mais là, c’est pratique et on discute un peu. » Quelques maisons plus loin, entre les choux et les clémentines, même constat : « C’est bien pour dépanner. comme je n’ai pas le permis, pour aller loin, il faut que j’attende que quelqu’un m’emmène. Là, il vient directement et c’est très bien. »
Sans le passage de Bérenger ce mercredi, Monique se serait retrouvée sans fruits et légumes, et un habitant de Montagrier préfère prendre ses carottes dans les caisses, « ça m’évitera d’aller les chercher dans la terre ! ». À Saint-Vivien enfin, il ne reste plus grand-chose. Plus de bonbons, ni de yaourts. « Ce n’est pas grave, on fera mieux la semaine prochaine », promet Bérenger avant de s’engouffrer à nouveau dans la camionnette.

Jours de tournée

  • Mardi matin, la camionnette de la Cour des miracles passe par La Chapelle-Montmoreau, Saint-Crépin-de-Richemont, Léguillac-de-Cercles et Monsec.
  • Mercredi, elle circule toute la journée, en commençant par Bourdeilles et les alentours. Puis St-Julien-de-Bourdeilles, La Gonterie-Boulouneix, Paussac-et-St-Vivien et les hameaux, Grand-Brassac, St-Victor, les hameaux de Montagrier et St-Vivien.
  • Vendredi matin, l’association est sur le marché de Brantôme et l’après-midi part en tournée sur Brantôme, Puy-de-Fourches et Valeuil.
  • Dimanche matin, elle est sur le marché de Bourdeilles.

En chiffres

  • 10 000 € de subventions obtenus auprès de la Fondation de France pour l’investissement de départ et 5 500 € pour le fonctionnement.
  • 10 à 15 € le montant du panier moyen, acheté par les consommateurs à La cour des miracles.

Réussir le Périgord
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